Un aperçu du vin nature du beaujolais

Mis à jour : août 21

Les vins du Beaujolais sont connus pour leur haute buvabilité. A consommer de préférence à l'apéro, entre ami, pour se faire plaisir simplement.


C'est la philosophie des vignerons de ce terroir situé entre Mâcon et la Vallée du Rhône. Tout est réuni pour faire des vins qui s'apprécient sans chichi : un cépage, le Gamay, qui donne des vins sur les petits fruits rouges, grâce à la macération carbonique, qui permet de faire des rouges légers, fins, aérien.


Tout ça sur un terroir adapté, avec quelques coteaux bien orientés mais surtout des sols granitiques qui magnifient l'évolution du Gamay.


Alors qu'est-ce que les vins natures du Beaujolais ont de spécial ?


Et bien comme dans les autres vignobles en France et ailleurs, les vins au naturel expriment toute la beauté, et surtout la particularité de leur terroir d'origine.


C'est la philosophie de ces vignerons qui ne se voient pas comme des maîtres et possesseurs de la nature, mais comme des guides, qui accompagnent la vigne, pour en récupérer le meilleur jus. Moins de quantité. Plus d'observation, d'écoute du vivant. Plus de travail des sols, de suivis et d'écoute, pour prévenir plutôt que guérir.



Vous avez dit macération semi-carbonique ?


Une des grandes particularité du vignoble du Beaujolais, c'est bien cette méthode de vinification.


Elle consiste à remplir une partie de la cuve des raisins avec leur rafle (non-égrappée donc). Fermer le tout et laissé la fermentation démarrer. La cuve se charge alors de dioxyde de carbone, issue de la fermentation. Une fois bien saturée, ajouter le reste de la récolte, toujours en grappe entières.


Le temps de macération permettra d'extraire plus ou moins les arômes voulus.


Il ne reste plus qu'à récupérer le jus de goutte, qui s'écoule seul de la cuve à son ouverture, et le jus de presse, issue du pressurage des moûts. Le toute est ensuite assemblé avant de poursuivre la fermentation en cuve, en barrique (plutôt âgée pour éviter le goût du bois)...


Voilà comment se déroule la macération qui permettra d'obtenir des vins légers, pleins de fruits rouges, des fraises, des framboises, des fleurs comme la violette, la pivoine. Cette méthode est reprise hors du beaujolais, toujours pour obtenir une buvabilité incomparable.



Des vignerons à l'avant garde


L'autre attrait des vignerons au naturel de la région, c'est leur envie de de tester de nouvelles choses. Ainsi Isabelle et Bruno Perraud ont planté du Sauvignon Blanc, un cépage qui n'est pas d'ici, tout comme les pieds d'Aligoté que vient de planter Michel Guignier. Ces deux domaines de Vauxrenard sont emblématiques de ce qu'on peut trouver de meilleur dans la région : des purs jus.


Qu'est-ce qu'un pur jus ?


Tout simplement un vin composé à 100% par du raisin fermenté. Pas de soufre, ni de poudre de perlimpinpin. Du raisin, élevé dans le respect de leur environnement, sans pesticide, ni intrant artificiel.



Bien d'autres expériences sont menées ici et là.


Avant de démarrer la biodynamie, Louis Damien Bouchacourt a entrepris de travailler différemment ses sols. Actuellement en certification Agriculture Biologique, il a testé plusieurs méthodes pour cultiver ses sols. Un sujet qui reviens souvent dans les questionnements perpétuels des vignerons au naturel.


Faut-il planter telle ou telle plante entre les rangs ? Labourer ou non ? Jusqu'à quel point laisser vivre l'herbe ?


Toutes ces questions, chaque vigneron au naturel y répond en fonction de ses expérimentations, de son terroir. Ils ont tous en commun cette envie d'explorer de nouvelles voies.


La plupart ont appris les méthodes conventionnelles de traitement lourd des sols, tout comme la vinification à coup d'ajout de produits issus de la chimie. Ils sont maintenant convaincus de par leurs vécus que d'autres méthodes moins interventionnistes et plus pérennes existent.


Les vins qu'ils proposent le prouvent !


De superbes rencontres ont ponctué ce voyage en terre beaujolaise. Des puristes comme Michel Guignier, aux jeunes expérimentateurs comme Yann Bertrand ou Romain Zordan, en passant par des vignerons engagés comme Isabelle et Bruno Perraud, le Beaujolais est bien servie par ces viti-vinicultures qui lui font honneur.


Si vous avez appris quelque chose sur ce terroir, n'hésitez pas à le partager avec ceux qui apprécient le Beaujolais !


Valentin Mery



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